Les avant-gardistes de San Francisco, Lotus Thief, créent une musique visionnaire qui intègre des éléments de doom et de black metal ainsi que de post-rock. Transcendante tant par son son que par sa substance, la formation a déjà sorti deux albums acclamés (« Rervm » en 2014 et leur premier chez Prophecy, « Gramarye » en 2016), s'inspirant de textes anciens pour éclairer la vie contemporaine. L'histoire est préservée et réinventée, offrant une relecture sonore d'un monde où l'humanité apprend de son passé.
Avec leur troisième album « Oresteia », Lotus Thief pousse son son plus loin que jamais, mettant l'accent sur des chants masculins et féminins, des cris sauvages, un jeu de guitare à la fois mélodique et féroce, ainsi que des violons envoûtants. Le résultat équilibre l'atmosphérique et le dévastateur.
En revisitant la trilogie épique éponyme de la Grèce antique écrite par le tragédien Eschyle, le maître d'œuvre Bezaelith aborde à nouveau des sujets résolument modernes, alors que l'histoire sanglante de la mythique Maison d'Atreus soulève plusieurs questions, allant de l'éthique du meurtre aux rôles de genre.
« Oresteia » est une narration intentionnelle et présente la production la plus sophistiquée de Lotus Thief à ce jour. Une hydre à cinq têtes de personnalités distinctes et de styles variés contribue à la profondeur et à la diversité de l'album, à l'image des acteurs masqués d'une pièce de théâtre antique. Il n'est donc pas surprenant qu'avec ses dynamiques puissantes et ses intersections ambiantes, les morceaux reflètent une expérience similaire à celle d'une performance dans un amphithéâtre.
Ajoutez à cela peut-être les moments les plus lourds jamais enregistrés par Lotus Thief, et ce nouvel album incarne l'ingéniosité et l'intensité de la musique extrême contemporaine.
« Oresteia » est disponible en CD Digipak, en artbook 2CD avec trois titres bonus et en vinyle (noir, édition limitée transparent rouge).